Belkacem Boudjellouli

          

« Paul » …… fusain et acrylique sur toile dimension ……      » Made in Sète chez Georgette Pardine » détail intérieur d’une assiette 12cm env

 » Comment enfoncer des portes ouvertes »

C’est un pur crime sans préméditation, une fois le forfait accomplit devant le résultat viennent les questions, les explications, les aveux, les excuses: les c’est pas ma faute, c’est pas moi, j’ai eu peur, je voulais pas, c’est la fatalité, je suis influençable, je sais pas, voyez mon avocat, j’aime pas les chats.

Je ne sais pas si les artistes sont les personnes les plus qualifiées pour parler de leur travail. C’est un peu comme si l’on demandait à un ivrogne de discourir de son addiction. Le pochtron estime toujours normale sa consommation d’anti-gel frelaté. Avec tout au plus quelques abus de temps à autre, mais qui n’en fait pas? Je ne sais pas trop comment mon travail en est arrivé là. En y réfléchissant je pense pouvoir trouver des réponses au pourquoi, toutefois je ne suis pas sûr que ce soient les bonnes. Lorsque une idée, je ne sais trop comment, daigne se présenter, si les conditions le permettent, je la réalise. D’ailleurs le co-vivant qui regarde, lit l’oeuvre et par ses interrogations y répond et de manière aussi pertinente que l’artiste. Est ce à dire que les artistes ne réfléchissent pas, ne produisent pas de labeur intellectuel pour qu’une conviction, un sens, des intentions émergent à priori de l’oeuvre ? Hé bin ! non ! la plupart du temps walou, nada, ils pensent à autre chose : comment démolir un collègue ? qui aller flatter ? où sont mes clefs ? par exemple. Au milieu de tout ça une idée d’oeuvre. Certains diront : c’est pas vrai !, tout le monde serait artiste à ce compte. Oui ! Bien sûr, tout le monde a de bonnes idées, tout le monde peut l’être: à chaque instant. Il y a même des artistes qui sont artistes avec des mauvaises idées ou inintéressantes du moins (je me demande si ce n’est pas mon cas). La confiance en soi alliée à un certain autisme est leur raffinement. Ceux qui préméditent leurs délits existent. Le travail va se développer autour d’une recherche productrice d’oeuvres nées de préoccupations, de discours bien ciblés et ça marche aussi bien que la méthode “je fais, je réfléchis après“. La recherche artistique, on connaît mieux, ça ressemble plus à du travail. Après de longues études, à la mine l’artiste ! Les autres sont quand même pas loin du pilier de comptoir. Je ne sais pas trop comment parler d’un travail que j’aime parce qu’il me permet parfois d’appréhender un monde où, depuis l’enfance, je le sens et me sens condamné.
Belkacem Boudjellouli

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