Claudie Dadu

ci contre dessin « Fil long/ Poil lent » cheveux sous verre = 50×50

Mes interrogations sur la perméabilité des frontières entre l’espace public et l’espace privé occupent une place centrale tant dans l’élaboration que dans la monstration de mon travail. Le corps humain en est l’outil, le média, l’interface, la présence.

Dans cet intervalle émotionnel procuré par l’utilisation corporelle, le trouble des formes et l’ambiguïté des apparences proposent aussi des réflexions sur les pressions sociales exercées sur les corps et leurs représentations.

En abordant le poids ou la gravité des problématiques corporelles avec le plus de légèreté possible, j’utilise mon corps comme outil et comme lieu de transformation et parfois comme présence exhibante .

Ce qui m’intéresse donc dans mon engagement d’artiste et dans mes recherches n’est pas d’émettre un avis moral sur une esthétique corporelle mais de faire partager mon désir de liberté en proposant des jeux qui se situent au sein même de la porosité de ces frontières entre espace public et espace privé.

Mes cheveux  ramassés tous les jours sont  directement  impliqués dans  mes dessins, ils en sont les traits…

 

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